Santiponce Itálica

Patrimoinie

Un patrimoine d'une immense richesse à découvrir

Église paroissiale de Santa María la Blanca

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Il s'agit du seul temple de Séville qui conserve des vestiges des trois religions. Cette ancienne mosquée devint plus tard une synagogue par privilège du roi Alphonse X (1252), avant d'être consacrée comme temple chrétien en 1391.

En 1661, il est décidé de démolir toute l'église, à l'exception de la chapelle principale. Les piliers d'origine en pierre sont remplacés par cinq paires de colonnes, sans base ni chapiteau, en marbre rouge marbré d'Antequera, sculptées par le tailleur de pierre Gabriel de Mena. Les trois nefs sont alors voûtées. Le chœur, aux stalles en bois d'acajou, est situé au pied du temple, sur un arc surbaissé.

La sobriété extérieure contraste avec la richesse artistique de l'intérieur. L'église présente d'impressionnantes ornementations en plâtres aux motifs géométriques et végétaux, rosaces, anges, angelots et même une reproduction de la Giralda, qui occupent toute la surface des voûtes, de la coupole et des intrados des arcades. Ces ornements, ainsi que les peintures murales et les carreaux de faïence des plinthes, répondent au plus pur style baroque. On remarquera les peintures de Murillo et les représentations de Nuestra Señora de las Nieves (Notre-Dame des Neiges) ainsi que du Cristo del Mandato (Christ du Mandat).

À l'extérieur, l'église présente deux façades de petite dimension. La façade principale correspond à une tour-façade, seul vestige de l'édifice de 1391 avec l'entrée gothique. Elle est composée de trois corps : le premier a deux ouvertures semi-circulaires, sans aucune décoration ; dans le corps suivant se trouve le clocher, avec deux arcs en plein cintre encadrés de pilastres et surmontés d'un fronton fendu ; enfin, apparaît un clocher-mur composé d'une ouverture semi-circulaire encadrée de pilastres et couronnée par des finitions en céramique et une girouette-croix en fer forgé.

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