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Patrimoinie

Un patrimoine d'une immense richesse à découvrir

Palais d’Hernán Cortés

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Suite à de nombreuses modifications, il ne reste pratiquement rien de l’édifice initial du XVIe siècle, propriété du magistrat sévillan Don Juan Rodríguez.

C’est dans cette demeure récemment restaurée qu’Hernán Cortés a passé les dernières années de sa vie. En témoigne une stèle près de la porte de ses appartements sur laquelle est inscrit : « Ici mourut le 2 décembre 1547 le grand conquistador du Mexique ».

Au milieu du XIXe siècle, le palais devient la propriété des ducs de Montpensier qui réalisent d’importants travaux de rénovation, d’agrandissement et d’embellissement à l’intérieur du bâtiment et dans les jardins.

À première vue, le palais de style néo-mudéjar ressemble à une forteresse, à en juger par ses solides murs de briques crénelés.

Abandonné et en ruine, ce palais fut acquis, restauré et agrandi en 1855 par les ducs de Montpensier, Antoine d’Orléans et Luisa Fernanda de Borbón qui, établis dans le palais de San Telmo à Séville, en ont fait leur résidence de printemps et d’été.

Par un concours de circonstance, leur fille, Maria de las Mercedes d’Orléans, épousa son cousin, le roi Alphonse XII, et reçut comme dot de ses parents le palais de Castilleja. Le palais devint alors propriété royale.

Malheureusement, la reine mourut cinq mois après la célébration de ses noces et le roi ne revint jamais sur place, laissant ce palais à sa fille aînée, la princesse des Asturies.

Son Altesse royale Doña Isabel II visita le palais à deux reprises, tout comme son fils Alphonse XII, et feu Doña María de las Mercedes, mère de Don Juan Carlos I.

En septembre 1899, les religieuses de l’Institut de la Bienheureuse Vierge Marie arrivées d’Irlande, d’où leur surnom de « Las Irlandesas », s’installèrent dans le palais avec la permission de la reine Maria Cristina en 1903. Les sœurs reçurent ainsi le palais qui est encore aujourd'hui une école de l’ordre religieux.
 

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